RUBIX : dernière ligne droite pour un chantier d’envergure
Alors que le gros œuvre est désormais achevé et que la livraison approche, RUBIX entre dans une phase décisive, moins visible mais tout aussi stratégique. Mise en service technique, finitions extérieures, coordination des raccordements, aménagements paysagers et derniers ajustements opérationnels mobilisent encore pleinement les équipes. Jules Charpentier, co-responsable de la direction de travaux pour HRS aux côtés de Sandra Tissot et Evan Pichard, revient sur cette dernière ligne droite, les défis techniques du projet et le moment où RUBIX commence véritablement à se révéler comme un futur lieu d’activité.

La direction de travaux en charge de RUBIX pour HRS, de gauche à droite : Jules Charpentier, Sandra Tissot et Evan Pichard
Le gros œuvre est désormais achevé et la livraison approche. Quels sont aujourd’hui les principaux enjeux pour les équipes HRS dans cette dernière ligne droite ?
Les deux principales missions qui nous occupent à l’heure actuelle sont la mise en service technique du site et la finalisation des aménagements extérieurs, deux aspects essentiels pour un projet de la taille de RUBIX.
Concernant la partie technique, nous sommes actuellement en train d’effectuer les raccordements des tableaux de gestion des stores et des vitres Sageglass (verre qui se teinte automatiquement selon l’exposition solaire), ainsi que la ventilation, le chauffage et l’électricité en collaboration avec les SIG.
Au niveau des extérieurs, le travail est considérable : ces espaces s’étendent sur 12’500 m2 et leur aménagement se rapproche d’un véritable projet de génie civil. Une attention particulière doit être apportée aux quais de déchargement poids lourds : nous prévoyons la pose de 1’800 m2 d’enrobé anti-arrachement adapté pour les véhicules jusqu’à 40 tonnes et le coulage de 1’100 m2 de dallage béton. Par ailleurs, la part belle sera faite à la verdure dans les environs : l’ensemble des arbres coupés sera compensé par de nombreuses plantations, dont 35 arbres, 144 arbustes et 270 mètres linéaires de haies.

Sur un chantier aussi complexe, avez-vous rencontré un défi particulier qui a nécessité une adaptation importante de la part de vos équipes ?
À notre grande satisfaction, le chantier de RUBIX n’a pas connu de problème majeur ou de mauvaise surprise. Notre principal défi a surtout été rencontré en amont avec la question de la nappe phréatique qui est sous le site. Nous avons été contraints de mettre en place plusieurs mesures spécifiques. Comme nous sommes sur un site industriel, il est nécessaire de limiter le débit des eaux pluviales rejetées. Nous avons ainsi installé cinq cuves d’une capacité de 75’000 litres chacune, lors de la phase de terrassement. Ces installations permettront de stocker l’eau en cas de fortes précipitations, puis de la réinjecter dans le réseau en respectant les contraintes de débit.
Y a-t-il une image ou un moment récent qui vous a donné le sentiment que RUBIX prenait pleinement forme ?
Pour moi, c’est vraiment le démontage récent des échafaudages. Les bâtiments sont désormais visibles dans leur ensemble et le projet architectural porté par de Giuli et Portier architectes se révèle enfin dans toute son ampleur. Le site a vraiment une esthétique très moderne et réussie. Je me réjouis de la suite des travaux en prévision de la livraison du bâtiment A en septembre et de l’ensemble du site au 1er trimestre 2027.
